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LE DESERT BLANC EGYPTIEN --- MARS 2011 --- par Bernadette Nivoix

Nous voilà inscrits à un nouveau Raid par étapes organisé par la Piste des Oasis, dans le Désert Blanc Egyptien, du 28/02 au 07/03/2011. La situation étant très instable en Egypte depuis le mois de janvier, nous avons bien failli ne pas partir. Informés régulièrement par nos organisateurs (Gilbert en particulier), qui se tiennent au courant quotidiennement de l'évolution sur place grâce à leurs contacts là-bas; nous gardons donc confiance. Une consultation «informatique» de tous les participants est mise en place, un programme de remplacement est proposé, mais nous espérons toujours pouvoir faire ce voyage. La démission du président Moubarak donne presque le feu vert, et, quelques jours plus tard, le départ est confirmé. Ouf! Nous sommes doublement ravis de partir! C'est avec joie que nous retrouvons à Roissy notre groupe d'amis, les «anciens» déjà rencontrés au Maroc et en Cappadocce, et une partie du «team» de la PDO.

L'ARRIVEE

Le voyage est assez fatigant, semi-nocturne, avec escale à Istanbul. La nuit est bien entamée quand nous atterrissons au Caire. Malheureusement deux coureurs sont victimes d'une perte de bagages, quelle tuile! Le transfert « aéroport-hôtel » est surréaliste, c'est encore le couvre-feu. La ville est immense, nous traversons différents quartiers où nous apercevons néanmoins quelques petits rassemblements d'habitants. La police nous arrête à plusieurs reprises à des postes de contrôle, et nous finissons par laisser la lumière à l'intérieur des véhicules, afin d'être facilement identifiés en tant que «touristes». Enfin l'hôtel, le premier repas égyptien et un bon lit..

Le réveil est matinal, le temps est plutôt frais et brumeux, mais cela s'améliorera au fil des jours, avec tout de même des soirées qui resteront fraîches. Après avoir chargé les bagages dans les petits bus, nous partons pour le Sud, direction l'Oasis de Bahariya. En sortant du Caire, nous entrevoyons des rues peuplées et mal entretenues, et nous apercevons les Pyramides, la visite sera pour plus tard!Le voyage sera long (300 km), avec une halte dans un café (aucune vente d'alcool), fréquenté par les voyageurs locaux et les routiers. Sur cette route se déplacent en particulier des convois de chameaux destinés à la vente sur les marchés. Nous faisons connaissance pendant le voyage avec Ali, notre guide, qui se révélera passionnant, nous faisant partager son savoir sur les trésors de l' histoire égyptienne.

BAHARIYA

Nous arrivons enfin à l'hôtel «Old oasis» à Bahariya, le voyage est entrecoupé de contrôles de police. L'hôtel est étendu, il se compose de plusieurs bungalows sur 2 niveaux, les chambres sont spacieuses, les douches «rustiques» mais c'est le désert ! Autour s'étend une magnifique palmeraie.

Chacun s'installe, la plupart effectue ensuite une petite visite : «boutiques» sommaires, gentil accueil des habitants, heureux que la situation s'améliore dans le pays, permettant aux touristes de revenir.

En fin d'après-midi, chaque coureur est tenu de faire contrôler par les organisateurs son matériel : camelbak ou porte-bidon, couverture de survie, sifflet, miroir, casquette, épingles de nourrice pour les précieux dossards qui nous sont remis à ce moment là. La soirée passe vite, le repas du soir et une bonne nuit, qui essaie d'être récupératrice.

Le lendemain matin, on sent une certaine fébrilité : c'est la première journée de course, tout le monde s'équipe, il ne faut rien oublier. Le petit déjeuner est matinal, il faut se restaurer et ne pas perdre de temps, car Gilbert nous attend pour le 1er briefing, moment privilégié qui débute chaque journée de course. Ensuite, tout le monde se retrouve devant l'hôtel, faisant connaissance avec les chauffeurs de 4x4 (les véhicules sont numérotés). Il faut aussi remplir les camelbaks et les bidons, ajuster la tenue et se tartiner de crème solaire.

Les 4 étapes seront toutes différentes: la magie des grands espaces, les couleurs qui changent selon l'heure de la journée, la forme des rochers évoquant tout à tour des animaux, des têtes humaines et divers monuments. La nature est resplendissante de simplicité sauvage.

PREMIERE ETAPE

C'est une mise en bouche dans l'oasis, avec au départ 12 km de verdure, bord de lac et rencontre avec les enfants, joyeux drilles toujours prêts à jouer des tours! Puis abruptement la première dune qui remplit les chaussures de sable (bienvenue dans le désert !), suivie d'une longue crête caillouteuse et ensuite à nouveau le sable et la fin de l'étape dans l'oasis. Retour à l'hôtel, folklore des douches prises au hasard des chambres des copains, où la pression de l'eau est meilleure. Les soirées et les nuits sont fraîches, le sommeil vient vite.

DEUXIEME ETAPE

C'est le désert noir, où le sable semble comme saupoudré de grains de poivre, les collines se succèdent, de formes très différentes donc aucune monotonie. Quelques beaux faux-plats montants dignes de Gilbert, une belle descente et ensuite une longue piste jusqu'à l'arrivée, avec toujours un bon repas préparé par nos amis égyptiens, et le thé servi dans de petites tasses en fer blanc par nos souriants chauffeurs; Le balisage est parfait, un travail minutieux et long réalisé par nos organisateurs, qui effacent ensuite toute trace de notre passage dès le dernier coureur arrivé.

FARAFRA

Après cette épreuve, nous partons pour Farafra, la 2ème oasis (500 km au sud ouest du Caire). Quelques arrêts aux points de contrôle mis en place par la police et l'armée. Arrivée à l'hôtel, composé de bungalows typiques répartis dans une enceinte de murs ocrés. Les chambres sont très agréables et la douche est la bienvenue !

Soins de pieds auprès du médecin pour les abonnés ; les autres partent découvrir la source chaude (40°C environ) de l'oasis pour un bain (agréable d'après les sourires sur les photos!). Repas le soir dans la grande salle de restaurant avec toujours le système «buffet», où chacun se sert à volonté. Le lendemain, petit déjeuner, valises refermées et 3ème briefing de Gilbert qui, comme toujours, ne dit pas tout....mais chut !!!. C'est «la sélective».

TROISIEME ETAPE

Longue de 36 km, elle se situe dans le désert blanc, c'est une très chaude journée. Certains évoquent l'abandon au CP4, mais repartent finalement, encouragés par Gilbert et toute l'équipe. Nous découvrons des paysages de plus en plus fabuleux, d'immenses étendues de sable blond à perte de vue («seuls au monde» !) et de grands cirques entourés de formations rocheuses variées, dont la palette de couleurs change en permanence au cours de la journée. Le Chott a laissé de cuisants souvenirs à la plupart des concurrents, certains ont un peu « tourné » autour de l'acacia à la recherche de leur chemin, et ensuite la piste balisée de chaque côté par de gros cailloux blancs. La température est vraiment élevée à cette heure-là de la journée mais l'eau ne manque pas. Marc, de l'organisation ajoute même un point d'hydratation supplémentaire quelques kilomètres avant la fin de l'étape.

Et voici l'arrivée, les bagages nous attendent pour le bivouac, les tentes vont s'installer peu à peu. Le beau temps est avec nous : pas de vent, une très belle lumière nous permet à tous de prendre de superbes photos. Il est temps d'avoir recours au jeune médecin égyptien pour divers soins, principalement de pieds...

Le facteur «sable» a été dévastateur pour les épidermes et les ongles déjà bien malmenés.

LE BIVOUAC

Tout le monde s'installe, les matelas et duvets seront les bienvenus car la nuit sera fraîche (4°C). Nos cuisiniers ont disposé sur le feu de nombreux morceaux de volaille qui se révèleront succulents, accompagnés de légumes locaux. L'occasion d'une parenthèse alimentaire pour parler des ravitaillements sur les CP, pourvus de délicieuses dattes , d'abricots secs et de pruneaux dénoyautés. Des invités inattendus nous ont charmés un long moment : des fennecs, peu farouches, qui, attirés par les os de poulet, s'approchent de nous à moins d'un mètre parfois.

Le lendemain matin, photos du lever de soleil. Il faut s'étirer lentement et se dégourdir les jambes, puis petit déjeuner. Un gentil chauffeur a entrepris de faire cuire des crêpes, une queue se forme devant le feu. Nous profitons de tout : pâte de sésame, mélasse, pain local et même Nutella. Les calories seront vite brûlées car voici la...

QUATRIEME ETAPE

Nous écoutons avec attention le 4ème (et dernier) briefing matinal de Gilbert, toujours très explicatif. Après ce moment privilégié, tout le monde s'équipe, on charge les 4x4 et nous démarrons pour le dernier site de départ. Une étape à nouveau magnifique, très sableuse (90% de sable «MOU»...) et chaude. Un peu vallonnée au départ, des formations rocheuses, découpées et variées et une très belle dune qui fait le bonheur de Jean-Claude, le photographe officiel.

Et toujours cette alternance de sable blond et de coulées de pierres éclatantes de blancheur.

Arrivée, repas rapide sous la tente et petit spectacle chanté et dansé par nos guides et chauffeurs.

LE RETOUR A BAHARIYA

Il faut s'activer, beaucoup de route à faire jusqu'à la première oasis (Bahariya) où nous retrouvons nos chambres. Certains partent chez le «siffleur», marchand de bières locales, pour un petit breuvage reconstituant et bien mérité après toutes ces épreuves.

ALI, notre passionnant guide égyptologue nous offre une conférence sur l'Égypte ancienne. Suspendus à ces paroles, nous reposons nos jambes.

Ensuite, remise des prix , félicitations aux coureurs et à tous les organisateurs de ces passionnantes journées, adieux aux chauffeurs de 4x4 qui restent à Bahariya. Puis le repas, un méchoui préparé pendant ce temps-là et un spectacle de danseuses très apprécié.

LE CAIRE

Le lendemain, chargement des minibus de Select Egypt , un long voyage nous attend (350 km jusqu'au Caire). Une petite halte au bord du long ruban de bitume bordé de chaque côté par le désert, un peu monotone mais finalement reposant, avec le même café qu'à l'aller, très couleurs locales (le «passage en mode oasis» comme nous a dit Gilbert la première fois). Les Égyptiens attablés qui nous regardent d'un œil curieux, détaillant parfois de façon peu amène nos tenues un peu « dénudées » de sportifs. A la sortie des toilettes «femmes», une Égyptienne voilée de sombre des pieds à la tête, en train de remettre ses gants (seuls ses yeux sont visibles), son regard pétillant nous interroge et nus échangeons quelques mots. Elle veut savoir où nous allons et d'où nous venons..Le café turc épais et le thé brûlant sont avalés et tout le monde repart, l'Impression générale est celle d'une grande joie des autochtones de revoir des touristes après cette période de troubles.

Arrivée au Caire, une circulation dantesque, un air d'emblée  lourd et pollué. Nos chauffeurs se faufilent avec virtuosité entre les voitures antiques, les taxis collectifs bondés, les mobylettes surchargées, les camions kamikazes, les piétons qui traversent sur les voies rapides, le portable collé à l'oreille !!

Pas le temps de passer à l'hôtel, le programme est chargé !

Arrivée au restaurant, très bon repas, buffet varié, les légumes en particulier sont excellents ainsi que le poisson finement pané et les pâtisseries orientales....Et vite nous nous dirigeons vers le site des pyramides de Gizeh.

Ali nous prend en mains. Il connaît le site par cœur et continue à nous expliquer l'Égypte ancienne. Quel contraste entre ces monuments extrêmement anciens et la ville grouillante du Caire que l'on aperçoit tout près, et qui grignote petit à petit l'espace !

Nous avons la chance de profiter du peu de fréquentation touristique du moment car habituellement, il est difficile de s'approcher des pyramides comme nous l'avons fait.

Départ pour un quartier commerçant du Caire afin d'effectuer quelques emplettes dans un bazar local très bien achalandé : beaux bijoux en argent et jolies boîtes marquetées mais un marchandage féroce s'impose !

A côté, nous visitons un magasin de papyrus dont la technique de fabrication nous est minutieusement expliquée. Les propriétaires nous offrent le thé, encore quelques achats puis retour sur les trottoirs de la ville, ça et là surveillés discrètement par des militaires armés de Kalachnikov. Nous grimpons dans les minibus, pas le temps de souffler, nous repartons sur le site des pyramides pour assister au spectacle « son et lumière », une pause assise bien agréable face aux merveilles éclairées de l'Égypte ancienne..

Nous ne ferons connaissance avec notre hôtel que plus tard car, vue l'heure, nous nous rendons directement sur le bateau-restaurant où se déroule la soirée «repas-croisière» sur le Nil.

Le bâtiment est somptueux et richement décoré, nous apprécions pleinement le délicieux buffet et le spectacle proposé. Il reste encore du tonus à de nombreux coureurs qui n'hésitent pas à envahir la piste de danse malgré les pieds fatigués par des journées aussi intenses. Les propriétaires des lieux retardent même l'heure de fermeture pour nous laisser en profiter un peu plus. Dans une salle annexe, deuxième épisode de remise des prix avec photos et remise de cadeaux aux athlètes les plus performants (de magnifiques papyrus). Nous remontons pour la dernière fois de la soirée dans nos véhicules afin de gagner l'hôtel où nous prenons possession de nos chambres pour un repos bien mérité...

Certains regagnent la France dans la nuit et nous leur faisons nos adieux.

Le lendemain, dimanche 6 mars, est prévue la visite du Musée Égyptien qui a rouvert récemment ses portes suite aux évènements et surtout aux vols qu'il a subi. Nous arrivons avec une grande émotion sur la place Tahrir où nous reconnaissons rapidement les différents endroits présentés en boucle sur les chaînes d'infos : le bâtiment incendié du parti, le pont, les terrasses des bâtiments jonchées de gravats, le Musée. Les Égyptiens s'y retrouvent régulièrement afin de raviver le souvenir des manifestations. De nombreux drapeaux et autocollants sont en vente pour quelques livres sur les trottoirs. Les chars et l'armée montent la garde devant les grilles . Ali nous prend en charge de main de maître et nous présente avec sa maestria habituelle les plus belles pièces du musée, en particulier le trésor de Toutankhamon. Il faudrait des jours pour tout voir mais il nous a permis d'avoir, en trois heures, un excellent aperçu des richesses de l'Égypte ancienne.

A nouveau nos chauffeurs nous conduisent avec dextérité dans les rues bondées. Nous traversons un quartier très populaire: la pauvreté nous interpelle à nouveau.

La pause déjeuner est la bienvenue.

Certains rentrent à l'hôtel pour se reposer et les plus courageux sont conduits dans le quartier des souks où nous pourrons nous promener pendant environ 1h30, escortés par deux policiers en civil.

De nombreuses échoppes sont fermées, compte tenu de la faible fréquentation touristique. Les mendiants sont nombreux, surtout les enfants qui réclament une pièce en échange d'un petit bracelet.

Nous regagnons l'hôtel. Une douche dans les chambres mises à notre disposition puis le dîner et nous attendons le départ pour l'aéroport vers 1h du matin.

Chacun essaie de prendre un peu de repos sur les fauteuils puisque c'est une nuit blanche qui nous attend.

Ensuite, la vision surréaliste d'un immense aéroport, ultramoderne, quasiment vide où le manque d'organisation est flagrant à l'enregistrement et où le plus simple se transforme en très compliqué...

Décollage pour Istanbul, escale et 2ème décollage direction Paris, Lyon ou Nice. Nos amis belges partent quelques heures plus tard.

CONCLUSION

Dur de redescendre sur terre après ces aventures dignes de «Tintin et les Cigares du Pharaon» !! Nous rentrons avec des souvenirs et des images plein la tête, grâce à nos amis de La Piste des Oasis. Un grand salut à tous les participants, que nous espérons revoir rapidement lors d'un prochain voyage!

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